Le stress , les conseils d'une psychothérapeute




Publié par anaiscote22 mars 2020

Le stress est une réaction à un danger réel ou supposé qui nous alerte et nous met en éveil. Il nous permet d’être plus vigilants, de créer et de mettre en place des solutions, de nous dépasser… Il permet de potentialiser nos capacités (bon stress) mais peut également avoir un effet paralysant (mauvais stress). Quoi qu’il en soit, ce phénomène doit être transitoire. Si il perdure dans le temps, nous risquons de nous épuiser car notre organisme ne peut plus faire face, sa capacité d’adaptation étant insuffisante ou « débordée ». En psychologie, le stress est lié à un évènement précis qui en est la cause. On le distingue de l’anxiété qui est diffuse et s’apparente à une inquiétude vis-à-vis d’éventuels futurs évènements négatifs. L’angoisse quant à elle, possède une dimension physique d’oppression et un sentiment d’impuissance face à une difficulté ou une souffrance profonde.     Quand nous affrontons un ou plusieurs facteurs de stress, notre corps sécrète différentes hormones (cortisol, adrénaline…) dans le but d’assurer son auto-protection. Ce phénomène biologique est donc essentiel pour notre survie. Cependant, nos modes de vie actuels nous exposent parfois non pas à un stress aigu mais à un stress chronique c’est-à-dire une exposition prolongée à celui-ci. Il est mauvais pour la santé car il épuise l’organisme. Il existe en outre un effet boule de neige dû au débordement des capacités d’adaptation et au dérèglement des autres systèmes du corps qui génèrent encore plus de stress. Par exemple, le stress engendre des troubles du sommeil qui entraineront à leur tour une majoration de ce phénomène.   Il s’agit donc dans un premier temps d’en repérer les premiers signes, ce qui n’est pas aussi simple qu’on pourrait l’imaginer. La « lutte » et l’adaptation les camouflent. De plus, ils sont différents chez chacun d’entre nous : isolement, irritabilité, troubles du sommeil ou de l’alimentation, maux physiques, ruminations… Connaître ces indicateurs me semble important.

Dans un second temps, il s’agit d’être actif pour abaisser le niveau de sa jauge interne de stress. Ces conduites sont à mettre en place sur la durée dans un but préventif si l’on est sujet à ce phénomène de manière récurrente. La triade la plus connue en psychologie pour lutter contre le stress est la suivante : hygiène de vie – sport – relaxation. Il est effectivement nécessaire de respecter son besoin de sommeil et de s’alimenter de manière équilibrée. Le sport est également une thérapeutique non médicamenteuse dont les bénéfices physiologiques et biologiques ne sont plus à démontrer. Enfin, la relaxation, la méditation, la visualisation positive, le travail sur soi, l’introspection permettent une détente salvatrice du corps et de l’esprit. On peut ajouter à cette triade, l’organisation et l’anticipation afin d’éviter les « coups de stress » inutiles. On favorisera aussi les activités favorisant la sécrétion d’« hormones du bonheur »  (voir illustration de l’article). J’ajouterais à cette liste non exhaustive le difficile « lâcher prise ». Dans la vie, tout ne se déroule pas toujours comme on le souhaite. Il est important de lâcher prise concernant les choses sur lesquelles on ne peut influer. Il s’agit d’énergie « gâchée ». Il est donc important de prendre du recul sur ces tracas du quotidien en réfléchissant à l’action que l’on peut avoir dessus. Il faut analyser les situations qui agacent ou agressent, en étudiant leur importance ou leur insignifiance pour prendre de la distance vis-à-vis d’elles.

Enfin, en 8 ans d’exercice, j’ai remarqué que mes patients les plus stressés avaient deux points communs. Le premier est la mise en place systématique de pensées qui créent et entretiennent ce stress. Ce sont des personnes qui ont toujours une lecture négative des évènements, donc ne prennent pas en compte les aspects positifs. Un petit échec est longuement ruminé quand les belles choses sont à peine notées. Ils se font des auto-reproches permanents et ne valorisent jamais leurs réussites. Ils n’apprécient pas assez l’instant présent, trop soucieux de l’avenir et tracassés par les évènements passés. Je les amène à repérer ces systèmes de pensées et nous travaillons à une analyse non pas utopiste mais réaliste et plus objective des choses. Ces pensées négatives drainent notre énergie qui n’est alors plus disponible pour affronter les tracas du quotidien. L’autre point commun de toutes ces personnes est la passivité face à ce stress chronique. Ils le constatent, le subissent mais jamais ne mettent en place les solutions qui fonctionnent pour mieux le gérer. Comme le disait Einstein, on ne peut pas « faire toujours la même chose et espérer un résultat différent ». Sans tomber dans la moralisation, il me semble essentiel de mettre en place ces conduites car elles apportent tout simplement une meilleure qualité de vie.

Pour finir, l’inscription sur le long terme est importante. Il serait dommageable d’agir uniquement lorsqu’on est exaspéré par l’omniprésence du stress dans notre de vie et de tout abandonner quand on observe les premiers bénéfices de notre action. On prendrait alors le risque de voir le stress réapparaître quelques semaines plus tard…


Anaïs Cote partenaire de vaincre et renaître ( coordonnées page partenaires)

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